Search
  • Lan Anh Phan

La vie mouvementée de l'étudiant-athlète

Updated: Aug 23, 2019

Je vais commencer par dire: ce n'est pas tout rose comme dans les films Hollywoodiens. Être un étudiant-athlète, c'est de trouver l'équilibre entre deux rôles qui requièrent énormément de temps et d'énergie. Deux vérités à propos de toute personne dans cette situation: son horaire est chargé et elle est souvent fatiguée. L'arme secrète pour réussir cette mission est la gestion du temps. Puisque nous avons tous seulement 24 heures dans une journée, il suffit d'apprendre à jongler avec celles-ci. Certains d'entre vous pensent peut-être: "Oui, mais nous avons tous une vie occupée." Voici ce que les étudiants-athlètes, prenons l'exemple de ceux dans le circuit universitaire Québécois, doivent affronter en plus des études et du sport lui-même: emploi à temps partiel, multiples déplacements à travers la province ou le pays, entraînements hors des pratiques, parfois du bénévolat et des levées de fonds, etc. Et soyons honnêtes, la saison morte n'est jamais vraiment morte.


Revenons à notre arme secrète. Rares sont les athlètes avec qui j'ai travaillé dans le passé qui possèdent un agenda ou qui l'utilisent, s'ils en ont un. Rien non plus n'est enregistré dans leurs appareils mobiles. "Tout est dans ma tête", me disent-ils. Il est donc facile de comprendre que la jonglerie mentale dans ce cas présente un défi de taille. Quels sont les avantages de tout mettre à l'écrit? Plus besoin de s'efforcer à mémoriser, pas d'oubli si on consulte notre planificateur régulièrement, on obtient une représentation visuelle de notre horaire quotidien ou hebdomadaire qui facilite la préparation, et souvent inconsciemment, notre niveau de présence et d'engagement augmente puisque l'écrit officialise l'idée. En plus d'inscrire les activités dites fixes dont les pratiques, les parties, les cours, les examens et les rendez-vous, il est également possible de s'allouer des périodes d'étude, de repos et d'activités sociales. La clé pour cette deuxième fonction est d'être le plus réaliste possible. Voyons l'exemple suivant:


- Mardi: Pratique de 19h à 21h

- Mercredi: Cours de 8h à 11h


Serait-il réaliste d'insérer une période d'étude d'une durée de 2 à 3 heures après la pratique? J'ose croire que non. Du moins, ce ne serait pas optimal. Ceci paraît logique, mais l'étudiant-athlète pour qui les journées se ressemblent n'a pas toujours le réflexe de faire ce calcul. La règle générale est de faire ce qu'on peut, quand on peut. Malheureusement, ce sont souvent les heures de sommeil qui sont sacrifiées. Ce que j'encourage alors est de prendre le contrôle sur le "quand on peut" au lieu de laisser les aléas de la vie prendre le dessus. On ne sait jamais. L'étudiant-athlète qui réussit à devenir un pro de la gestion du temps verra son niveau de bien-être se bonifier. Surestimé, le bien-être? Pas quand notre but est d'exceller au niveau académique et sportif.


La leçon tirée par la majorité d'entre ceux qui ont fait l'exercice avec moi est qu'en réalité, ils ont plus de temps qu'ils ne le pensent. Souvent, les étudiants-athlètes se sentent dépassés par la charge de travail demandée et sautent à la conclusion qu'ils n'ont pas assez de temps. Ils se mettent alors en mode survie. Je répète, il ne suffit que d'apprendre à jongler efficacement. En tant que préparatrice mentale, je choisis également d'aborder la récupération et la relaxation avec mes clients pour optimiser notre stratégie. Comment surmonter la procrastination (que j'adresserai dans un futur article) fait aussi partie des sujets de choix.


Bref, la vie d'un étudiant-athlète n'est pas facile puisqu'elle demande beaucoup de sacrifices, mais il y a toujours moyen de s'en sortir vainqueur dans tous les aspects. Maintenant, à vos agendas!


N'hésitez pas à me contacter directement si vous avez des questions ou commentaires!


Note: Le masculin est utilisé pour alléger le texte, et ce, sans préjudice pour la forme féminine. - LP.

9 views